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Combien de tampons mettre sur une carte de fidélité

Trop court, ça coûte. Trop long, ça décourage. Les bons repères.

Dix, ce n'est pas une réponse

Dix tampons, c'est ce que tout le monde fait, et c'est précisément pour ça que ça ne veut rien dire. Dix passages chez un boulanger, c'est une semaine et demie. Dix passages chez un coiffeur, c'est plus d'un an et demi. Le même nombre désigne deux expériences qui n'ont rien à voir : l'une est un jeu qui avance à chaque visite, l'autre est une promesse qu'on aura oubliée avant de l'atteindre.

La bonne question n'est donc pas « combien de tampons » mais combien de temps. Et pour y répondre, il faut un seul chiffre : à quel rythme vos clients reviennent.

Ce que votre nombre représente en temps

Trouvez votre ligne, lisez la colonne. Ce sont des ordres de grandeur, calculés sur un rythme moyen — le vôtre est peut-être un peu différent, mais l'écart entre les lignes, lui, est bien réel.

Vos clients reviennent5 passages10 passages20 passages
Plusieurs fois par semaine
boulangerie, épicerie, café
environ 2 semainesenviron 4 semainesenviron 2 mois
Une fois par semaine
marché, traiteur, pressing
environ un moisenviron 2 moisenviron 5 mois
Une à deux fois par mois
restaurant, car-wash
environ 3 moisenviron 7 moisenviron 13 mois
Tous les deux mois
coiffeur, institut de beauté
environ 10 moisenviron 2 ansenviron 3 ans

Lu comme ça, le choix devient évident : ce qui est confortable pour une épicerie est absurde pour un institut, et l'inverse est vrai aussi. Une carte de cinq passages chez un boulanger se termine trop vite pour créer une habitude ; une carte de vingt chez un coiffeur ne se termine jamais.

Visez entre un mois et un an

C'est la seule règle générale qui tienne, et elle vient de ce qu'un client peut se représenter. En dessous d'un mois, la récompense arrive si vite qu'elle devient un dû : elle ne récompense plus une habitude, elle fait partie du prix. Au-delà d'un an, personne ne se projette — et une carte qu'on ne croit pas pouvoir finir ne change aucun comportement.

Trop court : ça vous coûte

Vous offrez souvent, à des gens qui seraient venus de toute façon. Et la récompense perd sa valeur : ce qui arrive toutes les deux semaines n'est plus un cadeau, c'est une remise permanente déguisée.

Trop long : ça décourage

Le client ne voit pas l'arrivée, donc il ne joue pas. Vous n'offrez presque jamais rien — ce qui a l'air économique, sauf que vous payez un outil pour un effet nul.

Et si je me trompe ?

Ça arrive, et ce n'est pas grave : on découvre son vrai rythme en deux ou trois mois d'usage, pas en y réfléchissant. Le nombre se change ensuite. Ce qu'il faut savoir, c'est que ce changement n'est pas neutre pour les clients déjà engagés.

Chez nous, on vous prévient et vous tranchez : soit ceux qui ont commencé gardent les conditions de départ jusqu'au bout, soit tout le monde bascule sur les nouvelles. Personne ne perd ce qu'il a accumulé sans le savoir — et si vous partez d'un nombre bas quitte à le remonter, vous vous éviterez d'avoir à annoncer une mauvaise nouvelle.

Le cas où les tampons ne conviennent pas

Tout ce qui précède suppose qu'un passage vaut un passage. Si le même client dépense trois euros un jour et cinquante le lendemain, compter les passages traite mal vos meilleurs clients : ce sont les points qu'il vous faut, et le raisonnement devient celui du montant, pas celui du nombre de visites. Le principe reste le même — un seuil atteignable dans un horizon qu'on se représente — mais il se calcule sur le panier moyen.

À lire ensuite

Le nombre est libre entre 3 et 20, et il se choisit à la création de votre carte.

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Sans engagement — résiliable à tout moment, effectif à la fin du mois en cours.